Entre le modèle républicain de l’intégration et le modèle libéral de promotion de la diversité, la lutte contre les discriminations ethniques et raciales n’aura-t-elle été qu\’une parenthèse dans la politique publique en France ?

En France, en effet, la reconnaissance publique de la discrimination dans son caractère systématique et massif s\’est faite de manière tardive. Absence de preuves juridiques, absence de preuves statistiques ont contribué à masquer ce problème.

En 1998, cette reconnaissance a été favorisée par une adaptation progressive de l’approche juridique européenne dans le droit français. Les dispositifs nationaux confiés au Groupe d’étude et de lutte contre les discriminations (GELD) puis à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) se sont doublés de plans locaux de lutte contre les discriminations menés dans le cadre de la politique de la ville.

Enfin, l’apparition du paradigme de l’égalité des chances et de la diversité (2004-2008) a de nouveau complexifié les perspectives. La promotion de la diversité ne fait-elle pas passer au second plan le traitement juridique des discriminations ? Que signifie le concept d’égalité des chances au regard de celui de l’égalité ?

C\’est ce glissement sémantique qu\’Olivier Noël analyse et dont il fera l’historique lors de ce 5 à 7. L’objet de cette intervention est de comprendre ce qui pourrait contribuer à mieux réduire la fracture ethnique ainsi que la souffrance sociale qu\’engendrent les discriminations quotidiennes.

La lutte contre les discriminations quelle qu\’elle soit (sexe, âge, ethnie, …) ne relève t-elle pas d’une même démarche ?

Repères :
Penser l’égalité, comprendre les discriminations
15 mai 2008
17h – 19h
Délégation à la politique de la ville et à l’intégration
6, rue du Département
75019 PARIS
M° Stalingrad (l. 7) ou Jean Jaurès (l. 5 & l. 7 bis)

Inscriptions