Durant le Guerre froide, les pays de l’Est n’ont pas tous fermé hermétiquement leurs frontières à l’émigration. Au cours des années 1970 et jusqu’au milieu des années 1980, quelque 100 000 personnes par an ont quitté en moyenne cette région, ce qui par rapport à la population totale (400 millions d’habitants) reste faible. Partir à cette époque était souvent une décision radicale… Le migrant quitte pour ne plus revenir.

Après la parenthèse communiste, l’Europe de l’Ouest a craint l’invasion de millions d’affamés de l’Est, grossissant le trait en référence aux Albanais qui “déferlaient“ alors sur les côtes italiennes en 1991. Aucun exode massif ne s’est produit. En revanche, les départs ont pris de nouvelles formes : on parle désormais de migrations saisonnières, pendulaires ou circulaires pour décrire ce phénomène de va-et-vient, dont les Polonais semblent les meilleurs représentants.