Réduit à une force de travail au service des activités économiques les plus ingrates et les moins qualifiées, l’immigré n’existe que par le travail, pour le travail et dans le travail au point que le chômage ou le moment de la retraite finissent par remettre en question la légitimité même de sa présence en terre d’immigration. Appréhendée sous l’unique statut du travail, leur existence hors usine n’a été étudiée que plus récemment. Abdelmalek Sayad a rendu célèbre la formule selon laquelle « les immigrés n’existent qu’en tant qu’ils posent problème » à la société d’accueil, leur vieillissement suit le même raisonnement dans le sens où il aura fallu attendre que le  vieillissement des immigrés pose problème pour qu’il devienne par la force des choses, l’objet des politiques publiques et des investigations académiques.

Cet appel à contribution « Les migrants vieillissants » de la revue Hommes et Migrations est sous la direction de Mohamed Madoui et de Marcel Jaeger (CNAM, LISE-CNRS).

Le texte intégral de l’appel à contribution « Les migrants vieillissants »