L’une des grandes richesses de l’humanité est sa diversité. Le découpage de la planète en multiples pays, habités par des peuples différents, traduit cette réalité vivante. Mais en partie seulement, car il est exceptionnel que la population entière d’un État soit homogène. Cet atlas nous permet d’approcher la diversité humaine État par État en distinguant, dans chaque nation, les minorités qui diffèrent numériquement ou socialement de la majorité dominante.

L’atlas décrypte tous les caractères personnalisant les groupes humains et déterminant des communautés à l’intérieur d’un cadre politique commun : localisation dans un milieu particulier favorisant certains modes de vie, origine géographique extérieure, traits physiques spécifiques, appartenances linguistiques ou religieuses ou coutumes sociales propres. Ces caractères peuvent se séparer comme se conjuguer et délimiter autant de groupes, de communautés à l’intérieur d’une même société.

Ils soulignent ainsi ce qui fonde l’identité de chacun, de l’individu à la nation… Malheureusement ce phénomène profond et si général n’est pas forcément reconnu par tous les États ou observateurs comme une réalité à prendre en compte. Au cours de l’histoire et jusqu’à aujourd’hui, certaines idéologies nationales se sont attachées à nier les minorités, voire à les déporter ou les anéantir.

Évidemment, tous les peuples, toutes les ethnies ne peuvent pas avoir leur propre État sur une planète où l’intégration supra-nationale, régionale et continentale, des deux cents États actuels est à l’ordre du jour. En revanche, l’étude des minorités vise bien à voir comment des structures infra-nationales à différents niveaux pourraient aider à sauvegarder, valoriser et promouvoir tous les groupes humains, quelle que soit leur taille.