La plupart des religions se sont développées suite à une expérience fondatrice née de « migrations » ou de « voyages », un départ de la terre des origines d’un prophète ou d’un peuple vers un nouveau monde où l’adaptation était certes difficile, mais offrant plus de perspectives pour un avenir meilleur.

Le christianisme, héritier de l’exode et de la déportation bibliques, intériorise le fait migratoire dans son mode d’existence : la foi découvre mieux son contenu à travers la confrontation avec les cultures du monde, tandis que, parallèlement, le chrétien sait que pour lui « toute région étrangère est une partie, et toute patrie ici-bas est une région étrangère » (Lettre à Diognète, IIe siècle après le Christ). Pour les chrétiens l’humanité a une valeur, un sens et une destinée qui transcendent l’horizon terrestre, et sur la Terre, ils sont perpétuellement en voyage vers des réalités nouvelles se rapprochant progressivement de l’accomplissement définitif.

Mais le fait de migrer n’est pas lié à la religion, c\’est plutôt un élément constitutif de l’être humain, de sa nature d’être-en-mouvement et de ses aspirations à une vie plus pleine, riche et libre. L’ère contemporaine n’échappe pas à ce constat et apporte à l’histoire des migrations des caractéristiques plus frénétiques, mondialisées et identitaires.

Plus que des raisons inhérentes à leur croyance, des considérations « pastorales » sont à l’origine de l’intérêt des catholiques pour les migrants : assister spirituellement et matériellement d’autres catholiques partant travailler et vivre à l’étranger dans des conditions misérables.

>> Accédez au programme du colloque

Repères
Les 18 et 19 janvier
Collège des Barnardins : Grand Auditorium
24, rue de Poissy
75 005 Paris

Inscription obligatoire sur le site du CIEMI