Le 12 novembre 1938, sous la Troisième République, un décret permit l’internement des « étrangers indésirables » dans des « centres spécialisés ».

Contrairement à la procédure « juridico-policière » traditionnelle, l’internement administratif vise des personnes non pour ce qu\’elles ont fait (ou sont présumées avoir fait) mais pour le danger potentiel qu\’elles représentent aux yeux de l’Etat du seul fait de leur présence sur le sol français. En 1938, elle vise principalement les réfugiés espagnols…

Depuis, d’autres groupes sociaux ont été internés ou « accueillis » dans ces « centres » qui ne sont rien d’autre que des camps.

En présence de :
Pierre Daum, journaliste, auteur du livre:  » Immigrés de force: les travailleurs indochinois en France, 1939-1952″ aux éditions Actes Sud;
Geneviève Jacques, ancienne secrétaire générale de la CIMADE ;
José Jornet, cinéaste et auteur du livre « Républicains espagnols en Midi-Pyrénées : Exil, histoire et mémoire » aux éditions Toulouse PU Mirail;
Abderrahmane Moumen historien; chercheur associé au CHRiSM (Centre de Recherche Historique sur les Sociétés Méditerranéennes, Perpignan)
Denis Peschanski, historien, directeur de recherche au CNRS, président du conseil scientifique du Musée-Mémorial du Camp de Rivesaltes et Marianne Petit, directrice du Musée-Mémorial du Camp de Rivesaltes;
Dominique Rolland, maître de conférences à l’INALCO

Modérateur: Gilles Manceron, historien

Repères
« Lieux d’internement, lieux de mémoire »
Le 8 juin de 9h à 18h
Inscription obligatoire dans la limite des places disponibles
Auditorium de l’Hôtel de Ville
5,rue Lobau – 75004 Paris
Métro : Hôtel de ville