La question des mémoires collectives est très présente dans le débat public actuel. Qu’elles constatent la négation du passé colonial et esclavagiste de l’État français ou qu’elles appellent à la reconnaissance de cultures spécifiques et bafouées, les revendications mémorielles sont venues bousculer le récit national et ses célébrations.

La place du passé dans les constructions identitaires pose la question de ce qui fait appartenance, de ce qui différencie les groupes ou les rassemble. A l’occasion du colloque, sera posée la question de cette évolution et de ce qu’elle produit.

Saint-Denis est une ville de tradition, chargée d’histoire et de mémoire. Depuis toujours, elle est une terre d’accueil et de travail pour des populations venues du monde entier. Il s\’agit de tirer avantage de cette diversité, de faire de sa jeunesse une immense force de progrès à condition qu’elle soit respectée. Celle-ci doit construire, au fil du temps, ses propres réponses à partir de l’existant. La connaissance des uns et des autres, la connaissance des uns par les autres, la reconnaissance de chacun, participent de cette construction commune.

Cette spécificité dionysienne a conduit la ville de Saint-Denis à développer une politique mémorielle. S’arrêter pour s\’interroger sur cette évolution, c’est se donner les moyens d’entrer dans la complexité d’une société en mouvement. Croiser les données scientifiques et le travail des acteurs de terrain, c’est aider à mieux comprendre les enjeux sociétaux et politiques. C’est prendre le temps de se dire quel projet de société il est temps de construire aujourd’hui pour les générations futures.

Repères :
Université Paris VIII – Amphi D
2, rue de la Liberté à Saint-Denis
Métro Ligne 13 arrêt St-Denis Université
Tramway T1 arrêt Marché de St-Denis puis bus 255, arrêt St-Denis Université

Le programme complet