Actes du colloque
1901-2001 Migrations et vie associative : entre mobilisations et participation
Institut du monde arabe, 8 octobre 2001

 

Accueil Camille Cabana
Président de l'Institut du Monde Arabe


Je voudrais vous dire combien, en ma qualité de Président de l’Institut du Monde Arabe, je suis tout à la fois heureux et honoré de vous accueillir pour ce très important colloque portant sur le thème des migrations et de la vie associative organisé par le Fonds d’Action Sociale à l’occasion de la célébration du centenaire de cette fameuse loi du 1er juillet 1901 et du vingtième anniversaire de la loi sur les associations étrangères en France.

Je sais qu’au sein de votre assemblée, nombreux sont ceux qui ont une connaissance, voire même pour certains une pratique régulière de la fréquentation de l’Institut du Monde Arabe. Je voudrais les en remercier ; à eux et à tous ceux qui sont réunis aujourd’hui à l’IMA, je renouvelle mes vœux les plus chaleureux de bienvenue et de plein succès dans les débats qui se dérouleront tout au long de cette journée et qui susciteront à n’en pas douter un puissant attrait.


Un choix symbolique


Le choix que vous avez fait de l’IMA pour cette journée d’échanges me paraît à bien des égards symbolique. Certes, il s’agit d’un très bel immeuble, agréable à regarder, confortable, agréable, mais je pense qu’il y quand même des ressorts un peu plus profonds qui rapprochent le Fonds d’Action Sociale et l’Institut du Monde Arabe.

Nous n’avons assurément pas tout à fait la même vocation, ni les mêmes méthodes d’intervention, ni les mêmes moyens. Mais, à y bien regarder, les finalités que nous poursuivons sont, selon moi, complémentaires et convergentes.
Pour ce qui nous concerne, nous œuvrons quotidiennement à rapprocher et à faire coexister des civilisations et des cultures différentes.

Pour ce qui vous concerne, vous travaillez quotidiennement à rapprocher et à faire coexister des hommes et des femmes souvent issus de ces milieux culturels si différents.

Vous et nous, en somme, travaillons dans la durée à la recherche d’une harmonie sociale et culturelle. C’est pourquoi nous avons de longue date conclu entre nous une relation de coopération et de partenariat.

Nous avons ensemble, au cours de ces dernières années, conduit des actions spécifiques dans le domaine du cinéma, dans le domaine de la musique, dans le domaine des actions éducatives en général. Notre bilan commun n’est assurément pas négligeable.

Serait-il, cependant, inconvenant d’affirmer qu’il pourrait être beaucoup plus spectaculaire. Si, au lieu de se cantonner à des actions ponctuelles, il pouvait prendre la forme d’un partenariat institutionnalisé et permanent.

En quelques années, l’Institut du Monde Arabe, conformément aux vœux de ses fondateurs, a su devenir un lieu prestigieux de référence non seulement en France, mais il faut le savoir dans toute l’Europe continentale pour tout ce qui concerne les civilisations et les cultures arabo-musulmane, institution unique au monde ; sa crédibilité et son sérieux sont aujourd’hui unanimement reconnus -j’ajouterai- singulièrement pendant les temps troublés que nous vivons.

Je souhaite que cette rencontre d’aujourd’hui, dans ces lieux, soit pour chacun d’entre vous, quel que soit votre niveau de responsabilité, l’occasion de vous souvenir qu’il existe ici, à Paris, une institution dont la vocation première est d’œuvrer pour la compréhension, pour le rapprochement et pour le dialogue. Ces ambitions, ce sont aussi les vôtres. Nous en connaissons les uns et les autres les difficultés, mais aussi les espoirs.

Je vous redis tous les vœux que je forme pour la pleine réussite de cette journée, et je vous remercie.



 

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