Laurent Dornel, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, évoquera lors de son intervention le recours à des travailleurs étrangers, coloniaux ou chinois lors de la Première Guerre mondiale afin de faire face à la pénurie de main-d’œuvre. Cette page de l’histoire, moins étudiée que la mobilisation des soldats coloniaux, témoigne cependant d’une changement de paradigme dans le rapport de l’État à la question migratoire.

De la surveillance des immigrés, l’État passe à un rôle plus actif en recrutant et répartissant les travailleurs coloniaux et chinois auprès des employeurs. Il développe également une structure administrative créant des catégories pour cette main-d’œuvre. D’un côté, les travailleurs européens blancs jugés désirables, de l’autre les travailleurs coloniaux ou chinois, ramenés à leur couleur et considérés comme inassimilables et indésirables.

Cette catégorisation sera par la suite un moteur de la xénophobie et du racisme dans l’entre-deux-guerres.

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Informations pratiques

Mardi 20 mai 2014 à 18h30
Entrée libre sans réservation
Auditorium Philippe Dewitte
Musée de l’histoire de l’immigration
293 avenue Daumesnil
75012 Paris