Poète du peuple, jaloux de sa liberté, Slimane Azem (1918-1983) n’a jamais admis d’autre guide que sa conscience. Et nous l’apprécions tous, d’une façon ou d’une autre, parce qu’il est celui qui a incarné pendant longtemps cet univers tout particulier que forme la communauté kabyle.

Slimane Azem, avec son sens de la poésie et son ses de la note juste, reste celui qui a le mieux senti et le mieux exprimé les angoisses de cette communauté face aux bouleversements qu’elle s’est vue forcée de subir, et qu’elle continue à subir au demeurant, au risque de disparaître si elle ne sait pas s’adapter aux réalités d’aujourd’hui.