Un double constat est à l’origine du projet : l’impact important du rapatriement des juifs d’Algérie en 1962 sur le judaïsme métropolitain et la perte mémorielle de ce que fut le judaïsme en Afrique du Nord, plus précisément en Algérie.

L’exposition Juifs d’Algérie met en lumière la grande diversité et la complexité de leurs histoires, de leurs trajectoires politiques et sociales. Sont également abordées la vie religieuse et les activités économiques. Enfin, la culture populaire des juifs d’Algérie est évoquée – notamment les coutumes et les divertissements. La musique est présente dans ce parcours : mélodies synagogales, chants traditionnels, musiques savantes ou populaires issues des traditions arabo-andalouse ou du maalouf constantinois, créations hybrides marquées par les modes européennes et latines.

Environ 250 documents (manuscrits, livres, textiles, objets, oeuvres d’art) issus de collections publiques françaises et étrangères, ainsi que d’archives administratives et familiales, forment le corpus du parcours. Celui-ci est complété par des documents audiovisuels, des cartes, des chronologies et des bases de données numériques.

L’exposition fait une large place à la mémoire familiale, à des objets et archives conservés depuis plusieurs générations. Elle témoigne ainsi des liens maintenus ou rompus des juifs d’Algérie avec leur histoire et leur pays d’origine. Le parcours permet de comprendre, d’une part, ce que l’Algérie a représenté et représente à leurs yeux, et d’autre part, la manière dont ils ressentent, en France, la disparition de la communauté juive là-bas ainsi que les déchirements et résonances de l’histoire difficile de la France et de l’Algérie.

>> Plus d’informations sur le site du Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

Repères
Juifs d’Algérie
Jusqu\’au 27 janvier

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris