Raymond Macherel

Né en 1970 à Paris, d’un père suisse et d’une mère uruguayenne, Raymond Macherel est venu à la photographie en même temps qu’il étudiait la littérature. L’exposition propose un parcours rétrospectif sur vingt années d’une oeuvre en noir et blanc argentique, aimantée par la tentation du texte, du cinéma et des réminiscences autobiographiques. Prises en bords de Seine ou en mer Méditerranée, à Lisbonne ou Montevideo, au Caire ou à Rome, dans un village du Lot-et-Garonne ou de Transylvanie, ses photographies ne cherchent pas à documenter des lieux, mais à provoquer des correspondances. La série datant de 1992 « Et pendant qu’il la regarde », associée au texte de l’écrivain Jacques Serena et publiée aux éditions Le Point du Jour en 1998, est montrée pour la première fois dans son intégralité.

L’exposition permet de découvrir des photographies inédites dont celles de la série « Hitchcock/Memory », prises entre 2001 et 2011, qui explorent au plus près du grain photographique les failles du travail de la mémoire chez des personnages de cinéma. Les photographies de Raymond Macherel sont présentes dans les collections de la Maison européenne de la Photographie à Paris, où fut exposée la série « Lisbonne/Roman/Photo » en 1999, et dans celles de la Bibliothèque nationale de France.

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Nesroulah Yous

Peintre calligraphe, Nesroulah Yous est né en 1957 à Marseille. Il vit de 1966 à 1998 à Alger puis, fuyant la guerre civile qui déchire son pays, il revient se réfugier en France pour dire et peindre l’indicible. Commence alors une grande période d’activité artistique, de travail sur soi, de réflexion sur les grands bouleversements de la société algérienne dans les années 90 et l’impasse dans laquelle se trouve ce pays actuellement. Alternant encres et huiles, langue arabe et latine, jouant avec les lettres, les mots et leurs déformations, il participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles. Les oeuvres présentées dans l’exposition se veulent d’une part, une interrogation sur la mémoire officielle et les sources du conflit algérien, et d’autre part une réflexion sur le devoir de mémoire comme outil de réparation. Peindre c’est retrouver matière à se souvenir et à transmettre contre les forces qui prônent le déni et l’oubli.

Découvrez les peintures et les calligraphies de Nesroulah Yous

Repères
Mots, Matières, Mémoires
Exposition ouverte au public du 24 août au 4 septembre
Entrée libre tous les jours de 11h à 19h
Vernissage le jeudi 1er septembre à 17 heures.
Orangerie du Sénat – Jardin du Luxembourg
75006 Paris
Accès porte Férou (19, bis rue de Vaugirard)