Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration propose une plongée inédite dans le quotidien des travailleurs algériens en France entre 1954 et 1962. Pendant cette période, l’immigration, loin de ralentir, s’accélère au contraire, la population algérienne passant au cours de la période de 220 000 à 350 000 personnes.

Fait nouveau dans l’histoire de l’immigration algérienne : il ne s’agit plus exclusivement d’une immigration masculine, et les familles rejoignent peu à peu leurs proches dans l’exil. Entre conflits nationalistes et répression policière, le difficile quotidien n’entame cependant pas la volonté des immigrés de vivre en s’insérant dans la société de consommation qui se profile alors en métropole.

Cette exposition aborde les diverses réalités de vie des migrants algériens à travers les questions de la vie sociale – travail, école, logement, loisirs… -, de l’accueil accordé à l’immigration algérienne, entre méfiance et rejet, et de la solidarité envers leur engagement politique et syndical. En effet, la France métropolitaine de l’époque vit successivement au rythme de la guerre d’Algérie, des événements d’octobre 1961 et enfin, de l’indépendance.

Une riche sélection d’objets, d’œuvres d’art, de documents et de photographies, issue de fonds d’archives et de collections tant institutionnelles que privées, illustrera ces différentes thématiques.

Une production de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, sur une proposition de Benjamin Stora et Linda Amiri, commissaires scientifiques, assistés par Hedia Yelles-Chaouche. Scénographie de l’Atelier Caravane.

(Source : site de la CNHI)

Repères
Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Palais de la Porte Dorée
293, avenue Daumesnil
75012 Pari
sGalerie d’exposition temporaire
Du 9 octobre 2012 au 19 mai 2013
Du mardi au vendredi de 10h à 17h30. Samedi et dimanche de 10h à 19h