Avec la participation de Laure Teulières (Université de Toulouse-le Mirail), Pascal Mériaux (professeur associé à l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP)), Jérôme Girard (professeur d’histoire-géographie au lycée Ozenne, Toulouse), Moncef Benouniche (Ligue de l’enseignement de la Haute-Garonne) et Abderahmen Moumen(Université de Lyon 2 – Association Génériques), les interventions ont permis d’apporter un regard croisé et complémentaire sur cette « question socialement vive ».

Outre les retours préalables mais nécessaires sur les concepts d’histoire et de mémoire, il s’est agi de revenir sur les freins autour de la transmission de l’histoire et des mémoires des immigrations dans le cadre scolaire. Les « tensions et/ou concurrences mémorielles », les modalités de l’apparition d’une demande sociale, la « fracture coloniale » et les difficultés du passage du savoir universitaire à la transmission scolaire ont été évoquées. Au final, cette table-ronde s’est focalisé sur les outils et les leviers favorisant la transmission scolaire : des expériences menées en classe à la valorisation de cette histoire par des acteurs associatifs, à l’instar de l’association Génériques.

Près d’une trentaine de personnes, enseignants, professionnels de l’éducation, étudiants, acteurs associatifs, ont ainsi pu échanger et débattre autour de la construction d’un récit commun au sein de cet espace de socialisation qu’est l’enceinte scolaire.

Le forum « Histoire et mémoires des immigrations en Midi-Pyrénées » veut témoigner de la diversité des initiatives citoyennes et associatives et de celle des apports de l’immigration, avec des manifestations ouvertes au grand public : débats, rencontres universitaires, circuits de mémoires, expositions, ciné-débats, représentations de théâtre, mais aussi des chants, karaoké populaire, bal dansant. Ce forum régional a ainsi pour objectif de :
– contribuer à infléchir les représentations, à changer le regard porté sur l’immigration;
– favoriser l’inscription d’une histoire encore marginalisée dans une histoire locale et nationale, partagée par toutes et tous;
– valoriser les productions et ressources régionales et impulser un travail de transmission indispensable.