Après quelques années passées en coopération en Algérie, André Videau en était revenu convaincu de l’étroitesse des relations entre la France et le Maghreb.

Amoureux de littérature et de cinéma, il avait toujours cherché à transmettre et c’est ainsi que de 1980 à 2000 il fut l’un de ceux qui aidèrent à l’éclosion des associations dites « issues de l’immigration ». Dans les institutions (Ministère de le Culture, Fonds d’Action Sociale, Agence pour le développement des relations interculturelles-ADRI) ou dans sa vie personnelle, il a mené ce combat pour rapprocher les deux rives de la Méditerranée.

Les associations qui sont nées en 1983 se rappellent évidemment d’André. Les groupes de musique, de danse ou littéraires également, qui ont trouvé en lui un interlocuteur.

Toujours animé de ses passions, il a pendant 10 ans avec son complice Mustapha Harzoune animé des rencontres littéraires à l’Association de Culture Berbère faisant ainsi une fois de plus le passage entre une littérature de Paris et d’Alger.

Comme il l’avait fait à l’ADRI puis à la revue Hommes et Migrations, il a continué de tenir sa rubrique autant qu’il l’a pu. A une époque où ces idées sont vues avec suspicion, rendons hommage aux précurseurs.