Dès sa création, Takht Attourath a puisé son inspiration au coeur de la musique de la Renaissance. Cette période artistique très riche a connu un véritable essor en Égypte au cours du XIXe siècle, et plus précisément au sein de sa capitale Le Caire. Fort de son expérience en tant que disciple du maître Georges Abiad, violoniste de l’illustre Mohamed Abdel Wahab, Abderrahman Kazzoul, fondateur de Takht Attourath, a su réunir régulièrement autour de lui plusieurs musiciens issus de pays différents. En cette année 2011, Takht Attourath a intégré une nouvelle voix, celle d’Abou el Hassan, considéré comme l’un des meilleurs interprètes de chants alépins (koudoud halabiya).

Né à Alep, il a appris le chant et les mouwachahates auprès de grands maîtres comme Sabri Moudallal. Dès son arrivée en France, il a fondé le groupe de chants sacrés Soubol Assalam, avec lequel il a donné plusieurs représentations à l’Unesco à Paris et dans d’autres villes européennes. Le concert s’ouvrira par une chanson spirituelle, Isqui al itache, composée par Cheikh Mohamed Al Manjabi. Abou el Hassan nous transportera ensuite dans un voyage artistique où wil interprétera des chants arrangés et revisités par les grands maestros alépins. Sa voix de ténor ponctuera notre soirée par de vigoureux et enchanteurs mawawil.

Repères
Les chants d’Alep
Les 20 et 21 janvier à 20h30
Auditorium de l’Institut du Monde arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard
Place Mohammed V
75236 Paris