François Hollande et Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, ont dévoilé devant la garde républicaine et une dizaine de représentants d‘associations d’anciens combattants deux plaques recensant les unités musulmanes engagées dans les deux conflits mondiaux, aux côtés desquelles sera prochainement placée une borne interactive avec le nom des soldats musulmans tombés sur le champ de bataille.

Devant un parterre d’invités, le président a rappelé le rôle crucial tenu par ces soldats des anciennes colonies françaises. « Les soldats que l’on évoque aujourd’hui étaient tirailleurs, goumiers, spahis, zouaves. Ils étaient conscrits, engagés ou combattants volontaires. Beaucoup venaient d’Algérie, 175 000 ont été mobilisés pour la guerre de 1914. Près de 25 000 y laissèrent leur vie. 180 000 tirailleurs furent recrutés en Afrique noire, essentiellement au Sénégal. 60 000 Tunisiens, 37 000 Marocains vinrent se battre en France. Et d’autres venaient aussi des Comores, de Djibouti, et des actuels Outre-mer », a énuméré le chef de l’Etat.

Ce dernier a également adressé un message aux descendants de ces soldats afin qu’« ils soient fiers de leurs parents et conscients que la République a une dette à leur égard ». Enfin, il a appelé a « lutter farouchement contre les discriminations, les inégalités et le racisme, et à être intraitables à l’égard des paroles et des actes antimusulmans. »

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>> Consulter le numéro de Migrance sur les soldats maghrébins dans l’armée française aux XIXème et XXème siècles