Le FAS a 30 ans

Cette affiche a été réalisée à l'occasion du trentième anniversaire du Fonds d'action sociale (FAS) qui a eu lieu le 10 février 1989 à la salle de la Mutualité à Paris.

Une peinture abstraite occupe la majeure partie de l'espace. Des fragments de visages (une bouche, un œil, plusieurs coupes de visages) s'entremêlent et se complètent, pouvant représenter par analogie l'action du Fonds d'action sociale destinée à promouvoir l'intégration des populations immigrées.

Cet organisme avait été créé 30 ans plus tôt dans le contexte de la Guerre d'Algérie et s'appelait alors le Fonds d'Action sociale pour les travailleurs musulmans d'Algérie en métropole et pour leur famille. L'ordonnance du 29 décembre 1958 précise que ce fonds est « destiné à promouvoir une action sociale familiale en faveur des salariés travaillant en France métropolitaine dans les professions visées par le régime algérien d'allocations familiales et dont les enfants résident en Algérie ».

D'abord fonctionnant sur le système des prestations familiales, le FAS élargit au fil du temps ses domaines d'actions (il est centré initialement sur le logement) et ses bénéficiaires (l'action est étendue à tous les immigrés en 1964). Une réorganisation en 1983 permet l'ouverture du conseil d'administration à des représentants des populations étrangères et une régionalisation des actions. Cela s'accompagne d'un essor du financement du monde associatif qui met en place diverses actions d'accueil et d'intégration (cours d'alphabétisation, insertion professionnelle, etc.).

Le FAS deviendra en 2001 le Fonds d'aide et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations (Fasild) avant de devenir en 2006 l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé). L'Acsé a elle-même été intégrée en 2014 au Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET).

En savoir plus
Politique d'une institution. Le Fonds d'action sociale pour les travailleurs immigrés. Entretien avec Michel Yahiel, directeur du FAS, Politix, n°12, 1990, pp 70-74