Ils s’appelaient El Djazaïr ou le Tam Tam. Ils étaient au coeur du Quartier Latin et le tout-Paris s’y pressait. C’était les années des cabarets orientaux dans la capitale française. Des années 30 aux années 80, tous les grands artistes du Maghreb se sont produits dans ces salles de concerts où les touristes et les stars du show biz’ venaient goûter l’exotisme de l’Orient. Les immigrés aussi venaient admirer ceux dont ils achetaient les nombreux disques et regardaient les scopitones, tous produits à Paris, dans les cafés orientaux.
C’est dans l’exil que la musique populaire du Maghreb a explosé, en créativité et en popularité, se nourrissant de l’influence des grands maîtres égyptiens et de l’héritage andalou, perpétué par les musiciens juifs.
La Fabrique de l’histoire rencontre aujourd’hui les derniers grands artistes de cette aventure culturelle, encore largement ignorée en France. Avec des interviews exclusives, des archives et des chansons des chanteurs et musiciens dont le succès est né à Paris : la jeune Ouarda, Blond Blond, Line Monty, Kamel Hamadi, Noura, Akli Yahiaten, Joseph Hagège, Soraya Thouraya, etc.

Les cabarets orientaux à Paris, des années folles aux années raï, un documentaire de Catherine Guilyardi et Charlotte Roux.

– Ce documentaire est réalisé avec l’aide scientifique de l’association Génériques dont l’exposition « Générations – Un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France » a ouvert à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration le 17 novembre –

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Repères :
La Fabrique de l’histoire
France Culture
Emmanuel Laurentin
25 novembre 2009

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