Voici un livre qui va au-delà des préjugés et tente de répondre aux problèmes soulevés par la diversité, sans céder à la facilité.

Au moment où, en France, on songe à introduire la diversité dans le préambule de la Constitution, cet ouvrage définit clairement les enjeux de la question minoritaire. Qu’est-ce qu’une minorité selon les époques et les contextes politiques ? Quelles sont les dynamiques qui guident les rapports des minorités à la majorité ou des minorités entre elles ?

Certains groupes minoritaires revendiquent aujourd’hui légitimement leur appartenance à l’Histoire. Noirs, Arabo-musulmans, Turcs, Juifs, gays, lesbiennes et bien d’autres tentent de percer la cloison de la mémoire collective de la Nation pour y prendre leur place.

Toutefois, entre souci de visibilité et tendance à la victimisation, leur attitude reste ambiguë. S’agit-il pour les minorités de s’intégrer à l’histoire majoritaire ou bien de développer une histoire qui leur soit propre? L’Histoire est en effet parfois considérée comme un instrument de domination au service de la majorité, sentiment qui favorise l’émergence de mémoires minoritaires tant émancipatrices qu’exclusives.

Confronté à ce conflit, ce livre contribue à restituer à l’Histoire son ambition intégratrice et fédératrice dans un contexte propice aux guerres des mémoires. Il touche indéniablement, mais dans le cadre d’une approche distanciée, aux questions identitaires si prégnantes de ce début de XXIe siècle.

Il est le fruit de la réflexion de jeunes étudiants-chercheurs européens et américains, et non moins citoyens responsables, dirigés par deux d’entre eux, Stéphanie Laithier et Vincent Vilmain, agrégés d’histoire.