L'immigration zaïroise en France

Cette affiche annonce le premier festival des Zaïrois de Paris, organisé le 15 mai 1993 au Parc des expositions de la Porte de Versailles.

Les contours du pays, alors appelé Zaïre, occupent le centre de l'illustration. Sur fond jaune, des noms inscrits en orange et en noir occupent l'espace intérieur des frontières du pays. Comme annoncé sur le côté gauche cette manifestation regroupe divers organismes : des associations, des entreprises, des partis politiques, des artistes. Ainsi, parmi les noms on peut distinguer celui d'associations comme l'AMAM (Action missionaire africaine dans le monde), de partis politiques comme le PDSC (Parti démocrate et social chrétien), l'UFPC (l'Union des forces populaires du Congo) ou encore l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social). Des artistes sont également annoncés comme Papa Wemba ou « King » Kester Emmeneya.

Le sous-titre « Le point après 5 siècles de contacts avec l'occident » fait référence au premier contact établi en 1483 par Diogo Cão, explorateur portugais. Le pays, qui deviendra à partir du XIXe siècle propriété du roi Léopold II de Belgique puis colonie belge, accède à l’indépendance en 1960 et prendra le nom de Zaïre en 1971 sous l'impulsion de Mobutu. La dictature mise en place par ce dernier et une situation socio-économique difficile a conduit à la création d'une diaspora congolaise en France. Elle était estimée à 22 741 personnes en 1990 et sera multipliée par deux en vingt ans pour atteindre 45 236 personnes en 2010. Le pays reprendra le nom de République démocratique du Congo en 1997 suite au renversement du régime de Mobutu.