Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la question n’est plus celle du noir de l’occultation, mais du retour en pleine lumière, de la mise en scène des formes d’écriture et de représentation de la guerre. À côté des ouvrages de mémoires d’acteurs engagés dans le conflit, existent désormais les récits d’historiens qui racontent, sans complaisance ni désir moralisateur, les dernières années de la colonisation et de la guerre d’Algérie, entre 1945 et 1962. De nombreux films documentaires, des expositions, des ouvrages s’avancent en rangs serrés pour raconter cette période. Au témoignage de l’acteur qui poursuit son combat ou le légitime a posteriori, se substituent progressivement les travaux « à distance », de synthèse. Les retours de mémoires autour de l’histoire de l’immigration algérienne en France a fait également retour dans l’espace public, notamment à propos de la nuit sanglante du 17 octobre 1961. La conférence dressera le bilan des productions littéraires et visuelles de toutes sortes pour s’interroger sur la persistance des mémoires blessées autour d’une guerre finie depuis cinquante ans.

Conférence de Benjamin Stora, professeur à l’Université Paris XIII
Animée par Marianne Amar , responsable de la recherche, Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Repères
Mémoires algériennes
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
Auditorium Philippe Dewitte
Cité nationale de l’histoire de l’immigration
293 avenue Daumesnil, 75012 Paris