Dans un contexte économique de crise mondiale susceptible de conduire à des attitudes de repli sur soi, on peut sérieusement redouter que pour le « grand projet » de la présidence française de l’Union européenne (UE) soient retenues les dispositions nationales les plus restrictives pour servir de base à la construction d’une politique commune de l’immigration, entraînant de nouvelles atteintes au droit d’asile. Alors que depuis des années plusieurs années, certains pays ont une application très restrictive de la Convention de Genève, fondement de ce droit, l’Europe s’oriente clairement vers une réduction drastique des demandes d’asile spontanées : elle limite l’accès au territoire commun, tout en acceptant d’accueillir des contingents de réfugiés en provenance d’un premier pays d’asile et choisis selon des critères répondant plus souvent aux intérêts des Etats qu’à des impératifs de protection.

Sommaire :
• Après le torture, quelle vérités ?
• Crues vérités : récits insupportables
• La mémoire traumatique
• Les certificats médicaux aux étrangers demandeurs d’asile et déboutés
• Quels critères pour évaluer les récits des exilés ?