Cela fait 15 ans que l’association Primo Levi reçoit dans ses locaux, situés en plein cœur de Paris, des hommes, des femmes et des enfants qui ont fui leur pays et demandé l’asile en France. Plus de 2500 personnes (dont 600 enfants) sont ainsi arrivés jusqu’à l’association, le plus souvent dans un état de grand délabrement physique et psychologique, porteurs de souffrances et de traumatisme. L’accueil systématiquement suspicieux et souvent déshumanisé que leur réserve, trop souvent, l’administration, aggrave leur détresse et leur sentiment d’être des parias de notre société…

En 15 ans, le profil des patients s’est largement modifié : les pays d’origine sont différents et l’Afrique subsaharienne est largement représentée. Les femmes sont plus nombreuses et le nombre de mineurs isolés n’a cessé de croître. Ce qui n’a pas changé en revanche ce sont les sévices ou persécutions dont ils sont victimes et les souffrances qu’ils endurent… (extrait de l’éditorial de Jacques Lebas)

Au sommaire du ce numéro spécial :

« Reconstruire une vie ».
Témoignage de Madame B. suivie au Centre de soins depuis neuf ans. Propos recueillis par Sibel Agrali, directrice du Centre de soins

« Ce que les enfants nous apprennent »
par Armando Côte et Omar Guerrero psychologues cliniciens au Centre de soins de l’Association Primo Levi.

« Quinze ans de politique d’écueil ».
Regard critique sur le droit d’asile par Didier maille, responsable social et juridique du Comede

« Réflexion permanente ».
Interview d’Helena d’Elia, psychologue clinicienne et responsable du Centre de formation de l’Association Primo Levi. 

Et aussi :
Engagement associatif: Paroles de bénévoles. Interview et portraits de bénévoles de l’Association Défis: Pérenniser les moyens de prendre soins