Rachid Alaoui
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Les immigrés marocains en Corse : une force de travail silencieuse
Terre d’émigration et d’immigration par excellence,
la Corse attire historiquement les Marocains depuis l’arrivée
des rapatriés d’Afrique du Nord après 1963. Leur
intégration reste néanmoins particulièrement difficile,
tant du point de vue de leur situation professionnelle plus précaire
et d’un parcours migratoire ralenti, que du fait de leur intégration
sociale et culturelle quasiment impossible. Les immigrés marocains
constituent la figure de l’autre, irréductible et non
intégrable. Dans un contexte local de crispation identitaire,
la culture corse (la “corsitude”) semble aujourd’hui
plus tentée de défendre son existence même, qu’un
mode de vie assumé. En danger ;elle ne peut intégrer
de nouveaux éléments sans se sentir profondément
menacée. Car la population corse “de souche” souffre
effectivement de vieillissement et l’équilibre démographique
ne se maintient que grâce à l’apport de populations
extérieures. Les réalités démographiques
et économiques rendent cette immigration nécessaire au
dynamisme régional. D’où ce paradoxe pour assurer
son avenir, la Corse se doit d’assumer son immigration.
[Présentation de l'intervenant]
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