Entre protection des droits et mondialisation

Dynamiques migratoires marocaines : histoire, économie, politique et culture


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Nasima Moujoud

 

Migrations au féminin : des Marocaines entrées seules en France.

La féminisation de l’immigration, notamment maghrébine, est presque toujours liée au regroupement familial. De fait, les Marocaines en France présentent une réalité assez diversifiée, beaucoup étant entrées seules. Des figures se profilent dont les femmes analphabètes ou déscolarisées(1) assez tôt issues d’une immigration de première génération. Mes propos dans ce texte portent sur cette mobilité qui s’est développée, dans la plupart des cas rencontrés sur mon terrain d’enquête(2), en pleine période de suspension de l’immigration. Il s’agit d’en souligner les principales données empiriques en les situant par rapport aux constructions normatives et dans le cadre de l’intégration dans le marché du travail.

 

L’invisibilité dans les travaux scientifiques

La littérature sur l’immigration féminine en France porte uniquement sur les migrations de type familial, il s’agit de l’épouse ou de la fille de l’immigré. L’évidence du processus de regroupement familial dans la migration des femmes court en filigrane dans la quasi totalité des travaux spécialisés. Elle constitue un prolongement de la conception initiale du processus migratoire à laquelle renvoie une remarque que F. Gaspard (1996) cite à propos de "l’Office d’immigration (qui) n’ait pas cru nécessaire d’indiquer le sexe des conjoints entrés au titre de l’immigration familiale." Le même auteur (id.) analyse d’ailleurs le silence sur la présence des étrangères en France en le situant dans le cadre de la politique migratoire du pays d’accueil et par rapport aux "processus particuliers d’immigration des femmes."

Dans cet ordre d’idées, force est de constater qu’en rassemblant l’ensemble des femmes dans la catégorie du regroupement familial, les travaux sur les données statistiques passent sous silence l’existence même du parcours actif de la migration féminine. Un cas illustratif: alors que X. Thierry (2000) n’explique la féminisation de la population immigrée que par le regroupement familial, un tableau, sur "les premiers titres délivrés à des étrangers arrivés majeurs selon le sexe et l’état matrimonial de 1994 à 1997", présenté dans le même travail, indique que le nombre de veuves, séparées et divorcées dépasse largement pendant quatre ans ceux des hommes qui ont le même statut matrimonial. Ces données concernant les ressortissants des pays tiers, où le Maghreb "occupe une place centrale", montrent aussi que les femmes entrées célibataires sont plus nombreuses. Si ces dernières sont concernées par le regroupement familial, les femmes veuves et séparées ne peuvent l’être, à mon avis, que dans des cas exceptionnels.

Partant de ce tableau général, on comprend bien qu’il n’est pas aisé d’avoir des données quantitatives sur l’émigration des Marocaines seules ni de dater les débuts de cette migration. Tout au plus, peut-on dire qu’elle semble remonter à la période coloniale: la venue de femmes de ménage en compagnie des Français qui résidaient au Maroc est un fait attesté (Adam, 1968). De même, il existe, outre les quelques références scientifiques (cf. ci-dessous), des œuvres littéraires, comme Poisson d’or de Le Clézio, dont le personnage principal est une Marocaine entrée seule en France.

Par ailleurs, pour une visibilité de cette population, il semble nécessaire de déconstruire certains présupposés culturalistes. En effet, lors des présentations de mon travail, des interlocuteurs ont fréquemment émis des interrogations sur l’existence effective de Marocaines pouvant partir seules. De la même façon, à bien des égards, politiques de l’immigration, travaux scientifiques et productions idéologiques au Maroc font tous ressortir le modèle de la femme mineure assignée au statut familial. Elle demeure une épouse, une mère ou, en immigration, la fille d’un homme immigré. Une remise en cause de l’image de la femme inactive cloîtrée dans le privé pourra participer à une réévaluation du statut des femmes et à une relecture de leur mobilité.

 

Des trajectoires migratoires féminines

Trois catégories de femmes aux parcours variés mais toutes entrées seules en France sont relevées. La première est constituée de celles pour qui l’étranger est le prolongement du processus migratoire interne rural/urbain, et dont les itinéraires sont jalonnés par des épreuves d’exclusion sociale. La seconde représente des Marocaines sans expérience de mariage dans la société d’origine, mariées en France et intégrées dans des groupes différents. La dernière se compose des jeunes citadines célibataires impliquées dans des filières de prostitution de luxe, notamment du Moyen-Orient. Dans le premier groupe, on retrouve essentiellement des veuves, des répudiées ou divorcées auxquelles incombe la chefferie familiale et qui sont entrées clandestinement ou en tant que domestiques en France. La deuxième catégorie concerne des jeunes installées en Ile-de-France souvent après un séjour touristique. Elles sont moins âgées que les premières, qui ont entre trente quatre et soixante ans, et ont souvent été scolarisées. Des contre-exemples existent et la distinction de trois groupes ne révèle pas la complexité du réel. Ainsi, des femmes sont devenues, surtout à cause du décalage d’âge entre époux, veuves assez jeunes et la prostitution assignée au troisième groupe peut exister chez les autres.

De ces trajectoires migratoires émane, en premier lieu, le rôle déterminant du désengagement matrimonial. Contrairement à la situation à Madrid (Oso et Catarine, 1997), je n’ai pu rencontrer sur mon terrain que deux cas de femmes ayant laissé leur mari au Maroc. Le veuvage et le divorce montrent que cette migration relève bien des rapports de genre. A l’inverse de leurs homologues masculins, dont beaucoup sont partis en laissant épouses et enfants au Maroc, l’institution du mariage ne permet pas le départ des femmes. Ce sont donc des statuts stigmatisés(3) dans la société d’origine qui les poussent à partir lorsque surviennent ces événements qui perturbent la famille traditionnelle.

La fréquence de ces statuts matrimoniaux, ainsi que l’origine géographique et la non-inscription, en majorité, du parcours migratoire dans des structures familiales ou villageoises constituent une rupture avec les premières immigrations marocaines. Beaucoup de femmes rencontrées proviennent de cette ville caractérisée par des transformations socioculturelles qu’est Casablanca, ainsi que des grandes villes du pays. Enfin, la non-inscription dans cette "symbolique de la migration" (Zehraoui, 1994) qu’est le retour constitue un autre élément de différenciation avec les premières immigrations.

 

Des Marocaines en Europe

Certains auteurs ont noté le caractère "exceptionnel" des Marocaines en Italie et en Espagne. Ainsi, C. Saint-Blancat (1998) relève l’aspect actif de la migration de ces femmes en Vénétie en précisant "l’originalité du cas italien". De même, L.Oso et C. Catarine (1997) distinguent, à Madrid, entre la migration de regroupement familial dont les femmes peuvent être pionnières et celle des femmes seules. Cette donnée ressort aussi d’un travail mené, en 1992, dans la ville de Milan (Melchiori, 1996): deux extrémités d’une typologie situent, d’un côté, les immigrées issues des pays musulmans arrivées à la suite du regroupement familial et, de l’autre, celles ayant migrer seules. Cependant, "les femmes migrantes du Maroc se situent au milieu de cette typologie, dans le sens où on y trouve des femmes aussi bien du premier que du second type" (id). De son côté, A. Ramirez (1999) écrit "qu’il existe (en Espagne) une colonie de femmes marocaines, issue d’une immigration de première génération, comme il n’y en a jamais eu en Europe." Les deux derniers auteurs cités ci-dessus mettent en exergue l’importance du travail domestique quant à l’insertion de ces immigrées dans le marché de l’emploi.

En France, il n’existe, à ma connaissance, aucun travail scientifique qui fait des migrantes seules un objet de recherche pertinent. Cependant, des références éparses contiennent quelques traces qui rendent visibles, même indirectement, mes interlocutrices. Ainsi, dans leurs analyses des réseaux sociaux de Maghrébines en Provence Côte d’Azur, Andezian et Streiff notent en bas de page, comme le souligne M. Morokvasic (1986), "que parmi les femmes marocaines certaines viennent seules." J.N. Ferrié et G. Boëtsch (1993) prennent, comme exemple illustrant l’adaptation en immigration, le cas d’une "immigrée clandestine venue de Casablanca et employée comme femme de ménage". Ils ont d’ailleurs souligné au passage des aspects de "l’extension des violences" (Moujoud, 2003) sur ces femmes de la société d’origine à celle d’accueil.

 

Des normes et des pratiques en immigration

Il me semble pertinent d’établir d’abord la différence entre migration féminine passive et migration féminine active; entre une femme qui a parfois subi l’émigration en suivant son mari et celle actrice d’une restructuration de la division sexuelle de l’espace et dont le processus résulte souvent d’une démarche élaborée individuellement. La première correspond, si l’on en croit certains écrits (Zehraoui, 1994), aux femmes ayant connu le regroupement familial, tandis que l’autre concerne la majorité de mes interlocutrices. Parmi ces dernières, certaines font de l’anonymat migratoire le moyen d’adoption de pratiques inventives. D’autres déclarent un respect total des normes de références en précisant que leurs comportements n’ont pu être transformés depuis l’émigration. Or, bien qu’apparemment en opposition, ces deux attitudes ont comme point de départ un projet de réalisation individuelle construit dans la société d’origine et adapté au contexte migratoire.

Les femmes entrées seules s’affirment dans une trajectoire de restructuration des rôles, comme l’acquisition de la chefferie familiale et de l’autonomie résidentielle, qui est l’un des aspects de recomposition des pratiques en termes individuels. L’immigration crée des conditions de possibilité d’émergence d’individus hors cadre communautaire produisant ainsi de nouveaux profils de femmes sans pour autant refléter un individualisme qui les couperait des formes de solidarité avec le pays d’origine. La majorité des femmes assument la prise en charge des membres de la famille au Maroc et constituent, notamment celles qui y ont laissé des enfants, leur principal soutien économique.

Par ailleurs, étant donné les transgressions aux normes de référence de la société d’origine, cette immigration provoque des attitudes de rejet incarnées essentiellement par l’assimilation de la migration des femmes seules à la prostitution. L’usage des lieux, bien qu’il obéisse au type de quartier, traduit ces exclusions et révèle en même temps l’aspect déterminant de la situation administrative quant aux possibilités d’investir une cité de banlieue à caractère communautaire: le logement constitue en fait le reflet des (non) droits sociaux. Ainsi, pour la plupart, les femmes seules n’entretiennent pas de relation avec celles du regroupement familial et qui affichent une vive hostilité à leur égard. Certaines de mes interlocutrices justifient cette exclusion par leur propre volonté de se démarquer d’une "Communauté à problèmes".

Si l’on considère les attitudes au pays d’origine, on observe que l’amalgame entre la prostitution et la migration des femmes seules s’exprime parfois, sans vigilance, dans des clichés (Al ahdaht al maghribia du 1 octobre 2000). Ainsi donc, la stigmatisation et la marginalisation sont lourdes à porter par ces femmes déchirées entre la volonté d’assumer l’anonymat migratoire et le désir de jouir de l’existence de noyaux familiaux. Des enquêtées rencontrées se déconsidèrent par rapport aux femmes du regroupement familial qui ont un statut "normal": elles sont mariées. L’exclusion des groupes de la même origine s’ajoute aux discriminations en tant qu’immigrées souvent en situation irrégulière pour donner une construction du mariage comme l’urgence recherchée afin d’acquérir la reconnaissance et la régularisation administrative. Différents arrangements sont alors mis en œuvre afin de ne pas se laisser enfermer dans des rôles de victimes privées de structures d’appui. Le recours à des stratégies matrimoniales qui intègrent le mariage à des non-musulmans, interdit pour les femmes en islam, en fournit une illustration. La conversion exprimée du partenaire permet la négociation de rapports familiaux moins conflictuels et leur conservation, ainsi que l’obtention d’une plus grande autonomie par rapport aux modèles inculqués.

Certes, les normes religieuses et sociales reconnues demeurent la référence dans les discours mais, en pratique, elles sont l’objet de respect sélectif selon les contraintes. Le statut juridique et matrimonial détermine les rapports de genre et les cercles de solidarité en immigration. Ce sont surtout le partage du même parcours migratoire et des affinités, comme dans le cas des couples de sans-papiers Marocaines et Égyptiens, ou des objectifs de stratégies individuelles, comme le mariage avec des hommes riches beaucoup plus âgées ou déjà mariés dans le pays d’origine, qui unissent selon les sexes et l’appartenance ethnique. Les stratégies déployées jouent (souvent en même temps) sur les deux registres: améliorer son statut de femme seule, et échapper à l’exclusion institutionnelle.

 

Inégalités et accès au marché du travail

Alors que le travail représente une question pionnière de la recherche sur l’immigration, il s’agit presque exclusivement des hommes, les travailleurs. Pourtant, le marché de l’emploi en France offre des opportunités dans les secteurs dits féminins des services. En plus, les significations accordées par la majorité des femmes au travail correspondent à celles relevées chez les hommes immigrés. Mes informatrices affichent presque toujours la recherche du travail pour légitimer leur migration et il n’est pas rare d’observer chez elles "une mise au travail intensive et exclusive de toute autre préoccupation […]" (A. Sayad, 1991).

Contrairement à la situation en Espagne (Ramírez, 1999) et en Italie (Ouali, 2003), la migration des domestiques n’a, à ma connaissance, fait l’objet d’aucune politique officielle en France. La législation sur les étrangers, ainsi que les conventions bilatérales de recrutement de main d’œuvre, ont été conçues pour une migration masculine et ne prennent pas en considération les caractéristiques de la migration économique des femmes.

Le travail relève, chez mes interlocutrices, d’une extrême diversité de situations en termes de rapports, de parcours et de conditions. L’ancienneté du séjour, le statut juridique et l’implication ou non dans des cercles de solidarité déterminent les degrés de vulnérabilité et les rapports de pouvoir. Autrement dit, ce sont surtout les primo-migrantes en situation irrégulière et sans connaissances en France qui sont les plus exposées aux violences. L’acquisition des expériences et des amitiés permet de rompre, sinon d’atténuer, les exploitations et donne presque toujours lieu, pour les femmes qui habitaient chez leurs employeurs, à l’autonomie résidentielle.

Il faut dire que l’irrégularité administrative relègue un grand nombre des femmes seules dans des secteurs marginaux où se créent souvent des situations de dépendance propices aux violences. Seules quelques histoires médiatisées ont permis d’en dégager des aspects extrêmes dont la séquestration et la confiscation du passeport.

Par-delà ces données, bien réelles puisque le Comité contre l’Esclavage Moderne a dénoncé six affaires impliquant des Marocaines, divers cas de figure montrent qu’il ne s’agit nullement d’une totalité homogène. Des femmes investissent les services domestiques chez des familles sépharades ou musulmanes en général qui désirent, en dehors des avantages liés à la situation du "travailleur étranger sans titre" (Terray, 1999), maintenir des méthodes d’entretien et consommer des cuisines du Maghreb. Les contacts d’embauche se passent entre particuliers ou par le biais d’intermédiaires issus de la même origine et donnent lieu à des rapports qui relèvent plus au moins de l’exploitation. D’autres femmes, souvent plus jeunes, se spécialisent dans la garde des enfants et l’assistance aux personnes âgées. D’autres encore ont (parfois en même temps) des opportunités de travail telles que le commerce ambulant, avec le Maroc et en immigration, la vente de produits et de plats marocains, notamment pendant le ramadan et les fêtes religieuses, ainsi que la prostitution.

La promotion socio-économique n’est pas inexistante chez ces femmes soucieuses de réussir leur projet migratoire. Elle peut aboutir à des formes d’entreprenariat féminin qui obéissent aux usages relevés chez les immigrés dits de la première génération. Des femmes ont ouvert des épiceries, d’autres tiennent des restaurants dits orientaux et certaines ont créé des projets au Maroc. L’achat ou la construction de maisons dans le pays d’origine est l’investissement recherché, rappelant un autre trait de l’immigration masculine.

En somme, faute d’inscription dans les itinéraires traditionnels de l’immigration et de statut juridique reconnu, les migrantes seules se situent en marge de l’histoire des migrations en France. Une telle exclusion les place aux frontières des politiques d’intégration et contribue à les orienter vers les secteurs marginaux.

Au-delà des exclusions, la migration de ces femmes incarne des dimensions émancipatrices, amorcées par leur décision de partir seules, et permettant une recomposition des rapports de genre et une destruction des représentations figées.

Notes

(1) Ce texte ne porte pas sur la catégorie des étudiantes marocaines en France. Voir, pour des données sur cette immigration, Borgogno V. et Andresen-Vollenweider L., 2000, "Étudiants du Maghreb en France. Spécificités du "rameau féminin" de la migration" in Diplômés maghrébins d’ici et d’ailleurs, sous la dir. de Geisser V., CNRS, pp. 285-306.

(2) Menée en Ile-de-France de 1999 à 2002 dans le cadre d’une thèse d’anthropologie sociale. Certains contacts se sont effectués dans des associations de Marocains, d’aide aux femmes immigrées ou de soutien aux sans-papiers, d’autres de manière informelle, dans les marchés et par réseaux de connaissance. La majorité des femmes rencontrées sont arrivées en France dans les années 1980, et l’immigration de certaines, maintenant retraitées, remonte à la période coloniale.

(3) Des auteurs comme A. Adam (1968) ont relevé cette stigmatisation dans le cadre de la migration interne et noté que le terme hejjala, désignant veuve et divorcée en arabe marocain, devient presque synonyme de "femme légère".

(4) Voir, sur ce sujet, par exemple, L.-M. Horeau in le Canard Enchaîné du 24 novembre 1999.

 

Bibliographie

* Adam, André, 1968, Casablanca. Essai sur la transformation de la société marocaine au contact de l’Occident, CNRS, Paris.
* Ferrié J.-N. et Boëtsch G., 1993, "L’immigration comme domaine de l’anthropologie", in Anthropologie et société (17): 1-2, pp. 239-252.
* Gaspard F., 1996, "De l’invisibilité des migrantes et de leurs filles à leur instrumentalisation , in Migrations-Formation, n°105, pp. 15-30.
* Melchiori P., 1996, "Femmes immigrées en Italie", in Femmes du Sud, chefs de familles, sous la dir. De J. Bisilliat, Karthala, Paris, pp. 191-206.
* Morokvasi_ M., 1986, "Émigration des femmes suivre, fuir ou lutter", Nouvelles Questions Féministes 13: 65-75.
* Moujoud Nasima, 2003, "Partir seules. Heurs et malheurs de Marocaines en France", Gradhiva, dossier: Femmes violentées, femmes violentes (à paraître).
* Ramírez, À., 1999, "La valeur du travail. L’insertion dans le marché du travail des immigrées marocaines en Espagne , in Revue Européenne des Migrations internationales (15) 2 pp. 9-36.
* Saint-Blancat C., 1998, "Les Marocaines en Vénétie le changement sans ruptures", in Migrations Société (10) n°55, CIEMI, pp. 107-115.
* Sayad A., 1991, L’immigration ou les paradoxes de l’altérité, De Boeck-Wesmael, Bruxelles.
* Terray E., 1999, "Le Travail des étrangers en situation irrégulière ou la délocalisation sur place In Sans-papiers L’archaïsme fatal, Etienne Balibar et all, La Découverte: 9-34.
* Thierry X., 2000, "Les Entrées des étrangers en France: évolutions statistiques et bilan de l’opération de régularisation exceptionnelle de 1997", Population, n° 3 du mai-juin, INED, p 567-619.
* Oso L. et Catarine C., 1997, "Les effets de la migration sur le statut des femmes. Le cas des Dominicaines et des Marocaines à Madrid et des Cap-Verdiennes à Lisbonne", in Migrations Société (9), n°52, pp 115-130.
* Ouali N, 2003, "Les Marocaines en Europe, diversification des profils migratoires", Hommes & Migrations, n°1242, pp. 71-82.
* Zahraoui Ahsène, 1994, L’immigration. De l’homme seul à la famille, l’Harmattan.

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