Depuis près de vingt-cinq ans, le Gams est engagé dans la lutte pour l’abolition des mutilations sexuelles féminines et des autres pratiques traditionnelles qui sont néfastes à la santé de la femme et de l’enfant, tout en valorisant celles qui sont positives. Sensibilistion, information, prévention constituent les principaux axes de l’action au quotidien de ses militantes contre l’excision et les mariages forcés.

Réalisés en Afrique subsaharienne et en France, les reportages photos d’Emmanuelle Barbaras témoignent de la complexité de cette lutte sur le terrain. Ils rendent hommage à l’implication individuelle, à la mobilisation collective de femmes et d’hommes toujours plus nombreux à s’élever contre ces atteintes intolérables à l’intégrité et à la santé de la femme, à la dignité humaine.
Ces images donnent aussi toutes les raisons de croire, aujourd’hui, en l’abolition à terme de l’excision.

La photographe :
Emmanuelle, comme beaucoup de femmes passionnées par leur métier et vivant intensément ses engagements, est une de ces personnes de talent discrètes, qui méritent d’être connues. C’est à la lecture de ses réalisations, de ses prix et distinctions ou en la rencontrant, lors d’une exposition ou d’un reportage, que l’on découvre une artiste doublée d’une féministe, humaniste, généreuse et chaleureuse.

C’est l’une des grandes photographes de notre époque par la qualité sensible et empathique de ses ¦uvres, sur le thème de la femme : femmes solidaires, femmes d’Afrique, ou encore sur les grands sujets de société tels que la lutte contre le sida ou l’excision. Rebelle, libre, elle innove aussi, en étant une des premières à faire des photos de nus masculins et de relations d’amour.

Diplômée en psychologie, Emmanuelle se lance très tôt dans la photographie. A 30 ans, elle obtient le 1er prix du concours Leica pour son travail sur le corps, reçoit des bourses comme la prestigieuse « Villa Médicis hors les murs » pour ses photos sur le sida et la solidarité dans le monde.

Depuis plus de 15 ans, elle expose ses oeuvres en France et à l’étranger sur l’intimité, les femmes dans le monde et la solidarité sociale.

Elle aime l’Afrique et les Africain(e)s, riches de leur chaleur, de leur humour, de leur philosophie et leur rend hommage en les photographiant.

Emmanuelle a publié plusieurs livres de photos et collabore à de nombreuses revues et magazines.

Elle enseigne à de jeunes journalistes l’art de la photographie à l’Institut Pratique de Journalisme. Elle a également conscience que la photo et l’action de photographier ont une valeur thérapeutique auprès des exclus et aimerait animer des ateliers d’expression et de valorisation par l’image.

Artiste engagée, Emmanuelle est la vice-présidente de « La vie caillou », association qu’elle co-anime avec un homme passionné de photos, pour récolter des fonds qui sont versés à la lutte contre l’excision et à la promotion des droits des petites filles et des femmes au Mali.

Cette idéaliste, baroudeuse des causes, d’une grande qualité de c¦ur, est en quête de voyages et d’aventures humaines : elle est toujours prête à partir, avec son appareil photo, pour faire reconnaître des hommes et femmes extraordinaires dans leur engagement altruiste, qui se battent contre les injustices et agissent pour plus d’humanité et de solidarité.

Reconnue comme photographe, elle rêve que la qualité de son art, la clairvoyance et la tendresse de ses photos engagées lui permettent de devenir la « photographe-témoin » d’associations ou d’ONG, ici ou ailleurs. Elle veut mettre en lumière les innombrables actions positives, les plus grandes comme les plus modestes, menées par des personnes ou des groupes partout dans le monde et dans différents domaines.

Son bonheur est de les découvrir, d’être le miroir des valeurs de courage, de justice et de générosité partagées par tous ces acteurs de terrain, les révéler aux autres et générer ainsi des prises de conscience et des solidarités.

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