Programme :
14h – 15h 45 :
Table ronde 1 : « Le test de langue préalable au regroupement familial : Peut-on encore se référer aux droits fondamentaux en France ? »

La nouvelle politique d’immigration inaugurée avec la mise en place d’un ministère de « l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement » suivie immédiatement par la loi Hortefeux a introduit la maîtrise de la langue (par le biais d’un test d’évaluation et d’un stage linguistique à effectuer dans le pays d’origine) comme préalable et condition au regroupement familial. Cette disposition vient s’ajouter à l’obligation de la signature du CAI (contrat d’accueil et d’intégration pour la famille). N’est-ce pas là une atteinte au principe du droit fondamental de vivre en famille. Peut-on encore parler de droits fondamentaux en France ? Avec cette nouvelle politique la langue française – en principe vecteur de rayonnement du pays et d’intégration citoyenne – est désormais instrumentalisée comme un outil de gestion des flux migratoires.
:: Comment les personnalités du monde de la culture, des arts et de la littérature … perçoivent et réagissent face à cette situation ?

14h – 14h 20 :
Intervention de Jean Bellanger, Président de l’association pour le droit à la langue

14h 20 – 14h 40
Introduction
Sophie Etienne (linguiste, chargée de mission à l’AEFTI)

14h 40 – 15h 15
Grands témoins
Des responsables des associations de droit à la langue (AEFTI, CIMADE, FCPE, UNAF, CNAFAL, LDH, Associations ded l’immigration, Syndicats …)

15h 15 – 15h 45
Débat avec la salle

15h 45 – 16h Pause

16h – 17h 30 :
Table ronde 2 : « Une autre politique est possible à commencer par un véritable droit à l’apprentissage de la langue »»

L’apprentissage de la langue ne concerne pas seulement les primo-migrants et les nouveaux arrivants. Cet apprentissage qui doit en principe favoriser l’insertion dans la vie professionnelle, sociale et culturelle s’adresse également à tous ceux et celles qui vivent déjà dans notre pays. L’apprentissage de la langue ne doit pas être perçu que comme un devoir et une obligation pour les migrants. Faire émerger un droit nouveau tel est l’objectif de l’association « Pour le droit à la langue du pays d’accueil ». C’est également le sens de la proposition de loi déposée au Sénat en mai 2006.
Qu’en est-il aujourd’hui, dans le contexte de la nouvelle politique d’immigration, de la revendication du droit à la langue. Comment les mouvements, les organisations syndicales et les associations qui agissent dans les domaines de la défense des droits humains, du droit des familles, de la formation linguistique, de parents d’élèves, des droits des migrants … comptent-ils intervenir pour que la langue devienne un outil d’intégration et de citoyenneté ?
:: Et les politiques comment se positionnent-ils au regard du droit à la langue et de la proposition de loi ?

16h – 16h 20
Intervention
« Qu’en est-il de la proposition de loi déposée au sénat en 2006 »
Robert Bret, Sénateur et l’un des rédacteurs de la proposition de loi

16h 20 – 17h
Le point de vue des politiques
(En présence des représentants des partis politiques qui exposeront leur point de vue sur la question)
Le MODEM, le PCF, le PS, l’UMP, LE N.C, les VERTS …

17h – 17h 30
Débat avec la salle et conclusion

Repères :
Pour que la langue cesse d’être un instrument de discrimination et d’exclusion
Jeudi 17 avril 2008
de 14h à 17h30
Auditorium de l’Hôtel de Ville
5, rue Lobau
75004 PARIS
M° Hôtel de Ville

+33 (0) 1 42 87 24 87
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