Originaires de toute l’Afrique du Nord, près de 2000 hommes, arabes et berbères ont été transportés par l’administration coloniale en Nouvelle-Calédonie. De 1863 à 1931, l’archipel du Pacifique sert en effet de bagne pour éloigner des bords de la Méditerranée des individus jugés indésirables. Quand la sentence n’est pas perpétuelle, certains sont toutefois contraints de rester s’installer sur cette terre aux antipodes et, eux même colonisés, de participer à la colonisation de l’archipel.

Caledoun revient ainsi, à travers des phographies et des documents d’archives, sur l’histoire de ces « Arabes », comme ils étaient surnommés, et dont des descendants sont encore présents en Nouvelle-Calédonie. L’ouvrage relate la création d’une identité métissée propre à ce groupe avec la survivance de certaines traditions mais également sa pleine place dans la société calédonienne dont il est une composante.

Louis-José Barbançon, Christophe Sand, Caledoun, histoire des Arabes et Berbères de Nouvelle-Calédonie, Archeologia Pasifika, Vol 1, 2013.