La Revue Dessinée consacre dans ses numéros 7 et 9 des reportages sur l'agence Frontex et sur Ahmed Katin, ancien salarié de la SNCF, qui lutte pour avoir une retraite égale à celle de ses anciens collègues français.

LES FRONTIÈRES DE LA HONTE (n°7 printemps 2015)

Face aux canots surchargés de demandeurs d’asile, l’Europe répond par des drones, des hélicoptères et des barrières réputées infranchissables qui obligent les migrants à passer par d’autres routes de plus en plus dangereuses. Les morts s’additionnent au fond de la Méditerranée et les sociétés privées de protection des frontières prospèrent sur ces cadavres. Un reportage glaçant par Taina Tervonen et Jeff Pourquié.

LES PARIAS DE LA SNCF (n°9 automne 2015)

Comme des milliers de Marocains, Ahmed Katim a quitté son pays dans l’espoir de construire une vie meilleure. C’était en 1972, à la fin des Trente Glorieuses. Les entreprises embauchaient encore de la main d’oeuvre maghrébine, bon marché et dure à la tâche. Ahmed signe alors avec la SNCF un contrat de droit privé pour travailleur étranger.
Pendant quarante ans, ce cheminot n’a pas ménagé sa peine. Mais lorsqu’il a compris qu’il ne toucherait qu’une retraite de misère, trois fois moins importante que celle des employés français, il a décidé de se battre. À l’origine du mouvement de lutte de 832 Marocains salariés par la SNCF dans les années 1970, Ahmed Katim a assigné en justice son employeur. Au-delà de la question de principe, 350 millions d’euros sont en jeu. Par Alexandra Bogaert et Thierry Chavant.

>> Découvrez le site de La Revue Dessinée