Après avoir publié un ouvrage autobiographique, La barbe, dans lequel il revient sur son parcours atypique et sa quête identitaire, Omar Benlaala se penche sur son histoire familiale notamment l’histoire de son père, de ses rêves et ses désillusions.

Résumé de l’ouvrage : Omar Benlaala recueille les souvenirs de Bouzid, son père. L’écrivain et le maçon. C’est dans leur langue mêlée que l’un reconstruit le parcours de l’autre : celui d’un homme, drôle et valeureux, venu de Kabylie à Paris en 1963.
Bientôt, un troisième personnage s’invite dans le récit : Martin Nadaud. Lui est né n 1815, dans la Creuse. Comme Bouzid, il a choisi l’exil et trouvé sa place dans l’Est parisien. Lui aussi est maçon.
Devenu l’un des rares députés ouvriers, il s’est également posé les questions de l’injustice sociale, et du savoir dont les pauvres ne sauraient être privés.
Trois autodidactes – un grand républicain, un chibani, un jeune « issu de l’immigration » – s’épaulent ici dans la voie de la connaissance. Pour tracer une autre histoire de la France. Où l’on croisera Perec et une cruelle assistante sociale, le baron Haussmann et Enrico Macias, Slimane Azem et Alain Corbin, et tout le petit peuple des humbles qui ont construit Paris.

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Omar Benlaala,Tu n’habiteras jamais Paris, Editions Flammarion, Paris, 2018, 208 pages, 19€