Emmenés en France en fond de cales de bateaux, parqués dans des camps, utilisés comme main d’œuvre dans des ateliers d’armement, puis dans tous les secteurs de l’économie française, sans que jamais aucun salaire leur soit versé, les derniers travailleurs indochinois ne purent revoir leur pays qu’en 1952, après 13 années d’exil forcé. Un millier sont restés en France, et y ont fondé une famille.

Ces récits ont été redécouverts par le journaliste Pierre Daum qui est parti à la recherche d’acteurs encore vivants de cet épisode. Il les a retracés dans son ouvrage Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France (1939 – 1952). Cette histoire oubliée pourrait enfin être reconnue au niveau national.
 
Le 16 octobre 2011, lors d’une cérémonie en hommage aux travailleurs indochinois, le maire de Miramas (Bouches-du-Rhône) Frédéric Vigouroux s’est publiquement engagé à « saisir tous les parlementaires de notre Département, députés et sénateurs, du sort injuste de ces travailleurs pour que leur dignité leur soit rendue et pour qu’une juste indemnisation soit apportée à leurs familles ».
 
Michel Vauzelle député et président de la région PACA, a par ailleurs déposé le mardi 29 novembre une question écrite auprès du Premier ministre afin de connaître « quelles mesures il compte prendre afin que la France reconnaisse les injustices commises envers ces travailleurs d’Indochine ».