Depuis la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1951, le couple franco-allemand est présenté comme le moteur du développement économique et industriel de l’Europe. Ce développement, qui a permis à l’Europe de l’Ouest de se reconstruire et aussi d’offrir à ses citoyens un niveau de vie jamais atteint auparavant, a pu se faire grâce aux immigrés venus travailler dans les usines, les chantiers ou encore les manufactures.

Longtemps inscrits dans une invisibilité liée au caractère temporaire de l’immigration de main d’œuvre, les travailleurs immigrés, tant Européens (Italiens, Grecs, Espagnols, Portugais, Yougoslaves…) que les non-Européens (Turcs, Marocains, Algériens, Tunisiens…) sont longtemps restés les grands oubliés de l’histoire. L’exposition « Regards croisés France-Allemagne : les immigrés dans l’histoire ouvrière et sociale, 1968-1990 », grâce à des documents d’archives, a pour objectif de corriger cet oubli en inscrivant ces travailleurs venus d’ailleurs dans l’histoire européenne entre 1968 et 1990.

Cette exposition a bénéficié d’un partenariat avec DOMiD (Centre de documentation et musée des migrations en Allemagne) et du soutien de l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse). Elle a été réalisée avec l’appui technologique de l’Institut culturel de Google.