A l’occasion de la mise en ligne de sa nouvelle exposition virtuelle autour des cultures et contre-cultures de l’immigration, Génériques proposait une rencontre dans sa salle d’exposition vendredi 24 mars dernier, avec José Jover.

Après avoir exploré librement l’exposition sur les postes de consultation et observé quelques planches originales de BD du collectif Anita Comix, le public a pu assister à une discussion avec José Jover. Celui-ci est revenu sur l’ensemble de son parcours de jeune dessinateur et sur l’histoire du collectif Anita Comix, qu’il a fondé aux cotés de Roland Monpierre et Farid Boudjellal.

Originaire de la région toulonnaise et issu de l’immigration espagnole, José Jover s’intéresse rapidement à la bande-dessinée en fréquentant le marché aux puces de Toulon. Il y rencontre Farid Boudjellal avec qui il se lie d’amitié. Ensemble, ils se lancent dans le dessin et sont encouragés au lycée par leur professeur de dessin.

José se lance rapidement dans la vie active et cumule les petits boulots mais la vie toulonnaise ne lui convient pas. Il décide de monter vivre à Paris en juin 1975 pour tenter le concours des Beaux-Arts qu’il réussit. Il y rencontre son deuxième compagnon de route, Roland Monpierre. Ils créent ensemble un atelier de BD avec le journal Le vent. Parallèlement, José Jover est engagé politiquement dans des mouvements d’extrême gauche et de l’immigration. Dessin et engagement sont donc intimement liés.

En 1980, il est rejoint par Farid Boudjellal. Avec Roland Monpierre, ils forment Anita Comix.
Pourquoi Anita ? L’idée est de José. Il cherchait un prénom de femme et alors qu’il tombe sur un 33 tours d’Anita Ward, il décide de nommer le collectif de BD Anita Comix.
Ils vont travailler pour des associations et des journaux auxquels ils vont fournir des planches.

Pour Anita Comix, il s’agit avant tout de se moquer des clichés racistes et de se les réapproprier pour les dépasser.

>> En savoir plus sur Anita Comix

Découvrez les clichés de la soirée de présentation