C’est un homme sans histoire mais aussi sans pays, sans passeport, sans mémoire, sans bagage, sans meuble et sans archive.

« Il y a des gens comme ça ». Exclu, rejeté, seul, il va reconstituer l’enfer du décor. Le pays maudit. La fuite, le passeur. L’arrivée en France… L’accueil ! Brutalité de l’exclusion. Rudesse de la question.

« Lumière. Phares. Sifflet. Sirène. Bottes ? Chiens. POLICE ». Langage articulé, désarticulé, éclaté, brisé, en vrac. Bribes de conversations. Amours maladroites. Souvenirs à vif. Vaines tentatives. Feintes, ruses, esquives. Froideur du langage administratif. Apprentissage de la langue. Conjugaisons. Colères…

Alexandra Badea restitue ces instants volés à la détresse, au désarroi, à l’intimité glacée des peurs. Elle nous propose des paroles nues, crues, brutes, abruptes…

Repères
Du 27 au 31 mars 2012 : les 27, 28, 29 et 30 mars à 20h – le 29 mars à 14h30 – le 31 mars à 16h
Le Tarmac
159 avenue Gambetta
75020 Paris

Tarif préférentiel de 12 euros au lieu de 18 euros pour les adhérents de l’association.