Marius Apostolo retranscrit son parcours au sein de la vie syndicale, les combats menés, son rapport complexe au politique. Le contemporain social du logement n’est pas loin quand il évoque les actions parfois dangereuses des années 1945-50, ces années où il a inventé avec ses amis l’art de pratiquer le squattage.

Quant à l’immigration qui aura été son souci – et sa tâche – pendant de longues années, son récit s’énonce comme une preuve : l’immigration sera l’un des problèmes centraux du XXIe siècle. Son rappel des Quartiers Nord de Marseille où il est né égrène ses frustrations d’enfant de parents immigrés pauvres mais aussi ses batailles.

Quand il raconte la scission du Mouvement de Libération du Peuple (MLP), il revisite un conflit politique qui ne fut pas que personnel. Chez Renault-Billancourt, dont il fait un portrait haut en connaissances inédites, il revit les luttes menées par la CGT et plus tard, l’écroulement de ce qu’il appelle « les forteresses éclatées ». Marius Apostolo a su dire « je » sans abandonner le « nous » partagé, solidaire. Ce XXe siècle-là est décidément à découvrir même pour ceux qui l’ont déjà vécu avec passion, comme lui.

Site de l’éditeur