Yennayer ou le Nouvel An berbère

Représentant des portraits de chanteurs sur un fond noir, cette affiche a été réalisée à l’occasion du Nouvel An berbère, Yennayer (yiwen et agur, yennayer signifierait littéralement le premier mois, soit le mois de janvier), en 1997, par l’Association de culture berbère (ACB).

Cette association tire ses origines des « Ateliers de Culture Berbère » créés en 1979 dans l’Est parisien où la culture kabyle est présente depuis un demi-siècle. Perçue dans un premier temps comme une bande de copains du quartier de Ménilmontant s’intéressant à leur culture d’origine, l’ACB peut en 1981, et grâce à la loi du 9 octobre de la même année, se constituer en association. Le A de « Ateliers » devient alors celui d’ « Association ». L’ACB a développé son travail autour de la revendication linguistique et du lien avec la culture d’origine puis a élargi ses préoccupations à l’intégration de ses membres au pays d’accueil. Dans les années 1980, elle a ainsi ouvert une activité de soutien scolaire et une permanence juridique et sociale.

Le Nouvel An berbère correspond au 12 janvier du calendrier julien. Il y a plusieurs hypothèses formulées quant à ses origines. L’une d’entre elles avance que la date serait issue du calendrier agraire et utilisée par les Berbères depuis l’Antiquité. Cette date marque le début de l’année et consacre le passage de « La Porte de l’Année ». Il s’agit d’une fête non musulmane traditionnellement célébrée un peu partout en Afrique du Nord et qui dure, selon les régions, de deux à quatre jours. Yennayer donne lieu à diverses festivités dont le partage d’un repas traditionnel et copieux. Tous les convives doivent sortir de table rassasiés afin que l’année soit prospère.

Cette année Génériques va numériser et mettre en ligne dans Odysséo une partie des archives, des photographies, des affiches et les périodiques, de l’ACB.  Sortira également en février le Migrance 40 sur la chanson kabyle en France et la mémoire de l’immigration.

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- Site de l’ACB